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Arboretums de Corrèze

Arboretums de Corrèze

Les forêts sont omniprésentes en Corrèze puisqu’elles recouvrent environ 45 % du territoire, ce qui en fait un des départements les plus boisés de la métropole. Un département riche de cette ressource dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle est une arme contre le dérèglement climatique car susceptible de capter le CO2 (ce que d’aucuns contestent d’ailleurs, arguant du fait que le bilan global serait, contre toute attente, finalement nul ou négatif, en tout cas pas plus favorable que celui d’une simple prairie !)

Difficile en tout cas de parcourir la Corrèze, que ce soit à pied ou en voiture, sans traverser ou longer un bois, une futaie !

La plupart des routes sont bordées d’arbres ce qui constituerait, paraît-il, un risque majeur, car susceptible de transformer la moindre perte de contrôle en péril mortel. La menace ayant été identifiée dans les années 60, une action administrative d’envergure fut lancée derechef, visant à dégager les abords de nos routes, ce qui aurait eu pour effet de faire disparaître en un rien de temps une richesse qui avait mis plusieurs dizaines d’années à pousser …

Et il fallut une lettre du Président Georges Pompidou à son premier ministre Jacques Chaban-Delmas en 1970, pour s’en émouvoir et tempérer les ardeurs des tronçonneurs de l’ex-DDE :

«La sauvegarde des arbres plantés au bord des routes – et je pense en particulier aux magnifiques routes du Midi bordées de platanes – est essentielle pour la beauté de notre pays, pour la protection de la nature, pour la sauvegarde d’un milieu humain.

… Que l’on se garde donc de détruire systématiquement ce qui en fait la beauté [de la France] ! »

On n’ose pas imaginer ce qu’il pourrait ressentir s’il devait traverser aujourd’hui le territoire, où presque aucun endroit n’est épargné par des forêts de pylônes d’éoliennes, des forêts dont la laideur le dispute à l’inefficacité !

Mais Georges Pompidou ne fut pas le seul à apprécier et défendre les arbres et les forêts. D’autres, avant lui et après lui, tout aussi illustres, ont vanté ce milieu incomparable :

« La forêt est une entité singulière, toute de bonté et de bienveillance infinies, qui ne demande rien pour vivre et propose généreusement les produits qu’elle élabore : elle donne sa protection à tous les êtres et offre même son ombre au bûcheron qui vient l’abattre. »

(Bouddha – vers -600 avant JC)

« Forêt silencieuse, aimable solitude,
Que j‘aime à parcourir votre ombrage ignoré !
Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
J‘éprouve un sentiment libre d‘inquiétude ! »

(François-René de Chateaubriand, Tableaux de la nature, 1784-1790)

« Quand je dirige ma promenade vers l’une des forêts voisines : Les Dhuits, Clairvaux, Le Heu, Blinfeix, La Chapelle, leur sombre profondeur me submerge de nostalgie; mais soudain, le chant d’un oiseau, le soleil sur le feuillage ou les bourgeons d’un taillis me rappellent que la vie, depuis qu’elle parut sur la terre, livre un combat qu’elle n’a jamais perdu. »

(Charles de Gaulle – Mémoires de guerre, Le Salut 1944-1946)

« Les hautes futaies élèvent l’esprit et la marche le met en mouvement. Quand je rentre dans notre maison, je n’ai plus qu’à l’écrire. »

(Charles de Gaulle – date inconnue)

« L’immense forêt qui s’étendait devant eux n’était pas immobile, une brise légère faisait onduler les feuilles, et ce très léger mouvement était encore plus apaisant que ne l’aurait été une immobilité parfaite, la forêt semblait animée d’une respiration calme, infiniment plus calme que n’importe quelle respiration animale, au-delà de toute agitation comme de tout sentiment, différente pourtant du minéral pur, plus fragile et plus tendre, intermédiaire possible entre la matière et l’homme, elle était la vie dans son essence, la vie paisible, ignorante des combats et des douleurs. »

(Michel Houellebecq Anéantir 2021)

Si la forêt est ce havre de paix et d’inspiration que décrivent ces auteurs, il est de première urgence de quitter notre habitat urbain pour s’immerger dans cet écosystème apaisant; pour se ressourcer. Au sens propre : revenir à la source, aux racines de ce que nous sommes, des enfants de la nature comme le suggère le paléoanthropologue Pascal Picq lorsqu’il dit : « L’humain ne descend pas du singe, il descend de l’arbre. »

Les forêts : il en est de célèbres comme celles de Tronçais et de Fontainebleau, d’autres mythiques telles Brocéliandre :

D’autres encore, connues et réputées pour avoir vu passer des personnages tout aussi éminents que le druide Panoramix :

À défaut de visiter ces forêts de légende, hors de portée d’une sortie ordinaire, on peut commencer par découvrir les essences les plus courantes – mais aussi les plus spectaculaires – en visitant des arboretums. Il en existe plusieurs sur le département, pour beaucoup situés en Haute-Corrèze.

(La liste qui suit n’est pas exhaustive)

Barsanges (commune de Pérols-sur-Vézère)

Initié par Marius Vazeilles après la première guerre, cet arboretum est abandonné depuis plusieurs années. Restent en place les panneaux indicateurs et quelques arbres remarquables qu’on a peine à identifier en l’absence quasi générale de signalétique .. mais il y a des exceptions …

   

 

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Les autres sites gallo-romains

Les autres sites gallo-romains

  3 – le site de Margerides

Découvert en 1965. Le site n’est certes pas le plus spectaculaire mais a livré quelques vestiges intéressants conservés au musée Marius Vazeilles à Meymac : des monnaies et plusieurs statuettes façonnées dans de la roche volcanique d’Auvergne; l’une d’entre elles, de plus de 40 cm de hauteur, représente l’épouse de l’empereur Marc-Aurèle, Faustine La Jeune. Pour la petite histoire, Faustine eut 14 enfants et avait coutume d’accompagner son mari lors des expéditions militaires, où elle gagna le surnom de « mère des camps » …

Sur les lieux ont été identifiés trois temples (fanum, au pluriel, fana) de forme carré. Le plus grand des trois a un côté long de près de 13 m, la partie centrale ou cella faisant elle, 7 m sur 7 (la cella est le lieu où est exposé la divinité et où seuls les prêtres avaient accès)

Le site aurait été occupé depuis l’époque gauloise jusqu’au début du 5ème siècle.

 4 – le site des Mazières (Gourdon-Murat)

Sur la commune de Gourdon-Murat, un peu au sud-est du hameau de Murat, on peut découvrir le site des Mazières qui est accessible par un chemin de randonnée dont le départ est marqué par un panneau d’information.

Ce site (re)découvert en 1935 comporte les vestiges d’une très grande villa dont l’emprise au sol délimite un rectangle de 60 x 65 m enserrant une cour intérieure, d’un four à tuiles en partie enfoui et un monument funéraire de près de 10 mètres de diamètre, remarquable par sa forme, sa constitution et aussi sa conservation.

Les fouilles réalisées dans les années 60 ont permis de retrouver des statuettes (une Vénus sortant du bain) et des fragments de céramiques qui datent semble-t-il du 2ème siècle.

 5 – le site des Jaillants (Pradines)

À quelques kilomètres du site précédent, sur la commune voisine de Pradines, on peut découvrir le site gallo-romain des Jaillants, fouillé en 1966 et 1967.

Les fondations d’un fanum (temple gallo-romain) rectangulaire composée d’une gallerie périphérique de 14 x 12 m entourant une partie centrale, elle aussi rectangulaire et dénommée cella, de 8 x 6 m. Un second fanum, de forme carré, a été découvert à quelques dizaine de mètres du premier.

Les quelques fragments de poterie retrouvés sur le site permettent de proposer une datation entre le Ier et IIème siècle.

 6 – l’aigle romaine d’Ussel

C’est un monument emblématique de la ville d’Ussel. En granite gris, haut de 1,67 m (ou 1,93 m selon certaines sources, ce qui doit inclure le socle), cet aigle a été découvert dans le lit de La Sarsonne, au moulin du Peuch, près de l’emplacement de l’oppidum du Peyrot, au XVIIIè siècle. Sa découverte est attestée dans un document officiel, établi à Ussel en 1769.

La tête manquante a été reconstituée en 1804 pour l’occasion du couronnement de Napoléon Ier.

Le sommet de l’aile droite qui était mutilé a également été refait.

Ce monument daté du II-IIIe siècle est maintenant implanté sur la place du collège Voltaire, en bordure de la route de Tulle. On ne peut le manquer lorsque l’on vient de cette direction.

Certains avancent que cette sculpture aurait orné le monument funéraire d’un notable romain (un militaire?); ou bien était-ce une sorte d’enseigne qui marquait l’entrée de l’oppidum3 du Peyrot ?

3 oppidum : on peut traduire ce terme par enceinte fortifiée

 7 – les autres sites

D’autres sites de moindre importance ont été localisés sur le territoire Corrézien et ont fait l’objet de fouilles ; c’est la cas à Bugeat (lieu-dit le Champ du Palais), à St Eloy les Tuileries, au lieu-dit Le Boin, à Saint-Fréjoux, lieu dit La Grange, St Rémy lieu dit Les Fonts, etc

À St Eloy les Tuileries, pas très loin de la grange ovalaire, elle-même classée comme monument historique, on peut découvrir les restes d’une imposante villa, découverts en 1970.

L’ensemble principal est constituée de plusieurs bâtiments délimitant un périmètre de 80 x 75 m; un bâtiment à usage thermal est situé à proximité.

Le site est classé aux Monuments Historiques, mais par manque d’entretien, il est devenu presque inaccessible car envahi par la végétation.

Quelques céramiques, pots, marmites, jattes, ont été trouvées sur place.

Ouvrages ou sites consultés :

– Site généraliste de M. Guy Lintz : http://nalfin.fr/publications/bibliographie.php

– Tintignac une page dédiée au site : https://tintignac.wixsite.com/tintignac-naves

– Une reconstitution :

https://www.lamontagne.fr/naves-19460/loisirs/ce-que-revelent-les-tresors-et-le-site-gallo-romain-de-tintignac-a-naves-correze_13645083/

https://www.lamontagne.fr/margerides/2013/12/20/voyage-dans-les-sanctuaires-et-mausolees_1810967.html

– La page dédiée au site des Mazières de M. Guy Lintz archéologue : http://nalfin.fr/mazieres/index.php

La méridienne verte – 2

La méridienne verte – 2

Sur la piste du méridien dans sa traversée de la Corrèze

Il n’est pas possible de suivre la méridienne sur son parcours, du Nord au Sud, aucune piste ou chemin n’ayant été aménagé pour le faire …

C’est aux intersections du méridien avec une route ou un chemin passant sur leur commune que les municipalités ont placé les éléments commémoratifs, constitués d’un ou plusieurs arbres maintenus par des tuteurs et d’un médaillon métallique de 20 cm de diamètre, posé sur un poteau béton de 1 m de hauteur environ :

Ce que j’ai vu (et pas vu) sur la méridienne verte (du Nord vers le Sud) :

à Couffy, il voisine avec un monolithe de forme surprenante près de l’Église et du monument aux morts :

à Courteix, bien caché dans le bois de Feyt (merci à André E. qui m’a indiqué l’emplacement) :

à St Pardoux le Neuf : non localisée …

à Ussel, en bordure de la RD 1089, direction Clermont-Ferrand. Le poteau béton et son médaillon ne semblent pas être à cet endroit …

à St Exupéry les Roches, près du hameau de Badour. L’arbre planté à l’époque est manifestement décédé !

à Mestes : pas de traces …

à Chirac-Bellevue, hameau de Vernéjoux : Le site est aménagé et propice à une halte réparatrice. C’est le seul endroit où a été mis en place un panneau d’informations, malheureusement déchiré en partie basse. Bravo à la commune !

à St Etienne la Geneste : sur la route qui part sur Chirac, mais le poteau béton et le médaillon ont disparu …

à Ste Marie Lapanouze : impossible à localiser

à Liginiac : deux médaillons commémorent l’évènement : le premier placé au sommet d’un poteau béton fiché en terre de façon classique, le second à proximité du premier mais mis en évidence sur un monolithe, en bordure de la D 20

à Sérandon : à la sortie du village, sur la D20E1 en direction du barrage de Neuvic

 

   
La Corrèze au travers des timbres -1-

La Corrèze au travers des timbres -1-

Les villes de la Corrèze en timbres :

 

 

Argentat, port sur la Dordogne

 

supplément philatélique provenant du site d’Eve Luquet

 

La foire du livre sous la halle Georges Brassens, l’hôtel Labenche qui abrite le musée (dessin d’Eve Luquet)

 

Corrèze : en Corrèze et sur la rivière Corrèze (dessin d’Eve Luquet)

 

supplément philatélique provenant du site d’Eve Luquet

Tulle : la cathédrale Notre-Dame, majestueuse et en face, la maison Loyac avec ses tourelles latérales (dessin d’Eve Luquet)

 

supplément philatélique provenant du site d’Eve Luquet

 

Ussel : la maison des Ventadour

 

Uzerche, la perle (fortifiée) du Limousin; à droite, on distingue le Château Pontier

 

 

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